Papa (à mon père) 2017

Mon père me berçait, nouveau-né, me fredonnait des chansons

Il me changeait, couchée, me donnait le biberon

Il m’a appris à marcher, mes premiers pas

Il m’a appris à parler, à dire « papa »

 

Mon père me réprimandait, à mes bêtises

Il m’avertissait de ne plus faire de sottises

Il m’a appris la civilité, à être droit

Il m’a appris la loyauté, à être de bonne foi

 

Mon père est une partie de moi-même

Son empathie est humaine

Il est mon sang, mon cœur

Puissant, protecteur

 

Mon père a un sens aigu de l’équité

Sa quittance, lui est dévolu son bien-fondé

Il ne supporte pas les inégalités

Il aborde son cas, ses vérités

 

Quand j’étais fillette, dans l’enfer maternel

Quand j’étais muette, à me taire sur l’essentiel

Il est venu me secourir, en m’emportant

Il m’a défendue, à me soutenir, en m’évadant

 

Dans ses bras, mon silence a cessé

Dans ses bras, mon existence s’est éclairée

Je pouvais me lever, adolescente, contre toute forme d’autorité

Je pouvais traîner, reconnaissante mais ne me conforme à la sévérité

 

C’est ainsi, que j’ai suivi le chemin de la rébellion

C’est ainsi, que je fus séduite par le malin, l’insoumission

Mon père, sous l’effet de la colère ne manqua pas de m’imposer sa morale

Lui, sous son aspect austère, ne manqua pas de m’ordonner son oral

 

Une fois il m’a attrapée en train de fumer

Une fois il m’a agrippée en train de picoler

Mais il m’a pardonnée sans être froid

Mais il a renoncé à me corriger en ayant le choix

 

Sa gentillesse n’a d’égal que sa fermeté

Sa délicatesse n’a d’égal que sa vitalité

Modèle de modestie et de serviabilité

Modèle extraverti et de simplicité

 

Il sera toujours mon héros

Je l’aurais toujours dans la peau

Nous ne serons jamais égaux

A croire aux mêmes idéaux

 

Je voudrais qu’il soit fier de moi

Je voudrais lui plaire quelques fois

Mes idées m’ont longtemps séparée de lui

Mes pensées m’ont longtemps égarée, repli

 

Je l’appelle chaque jour pour ne pas le quitter

Je lui suis fidèle toujours pour ne pas le lâcher

J’ai compris avec les années son analyse

J’ai compris sur la durée sa devise

 

La vieillesse faucheuse veut me l’enlever

La sagesse précieuse me fait méditer

Il reste peu de temps pour lui dire « je te chéri pour l’éternité »

Il reste peu de chants pour lui dire « j’ai grandi pour t’aimer »

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