Cri de Mars, ou la réalité de la guerre (2017)

Appelle  la gloire à la mémoire des lauriers

Citadelle des couloirs au bougeoir allumé

Plante ma bannière en cette terre conquise

Chante ma frontière salutaire franchise

 

Ma grandeur est fêtée jusqu’à la lueur

Mon honneur est fierté à ses couleurs

Au moment des célébrations

A l’instant des  consécrations

 

Mon mérite fait hommage à mon courage

Est inscrite à l’image de l’entourage

Les femmes pleurent les pertes militaires

Les dames tout en chœur, couvertes de poussière

 

Je grave mes initiales sur le monument édifié

Les braves du triomphal évènement,  la renommée

L’auréole me couronne à mon apogée

Cette parabole est patronne de sa majesté

 

Les troupes défilent dans les rues bondées

Ces groupes se faufilent des recrues engagées

Ma victoire fait écho aux monts les plus reculés

Croire aux idéaux, sons de la popularité

 

La postérité sera souvenir d’une bataille héroïque

Mon succès sera de courir au portail  homérique

De la légende au mythe, voyage la vérité paradé

Des offrandes aux rites,  présages hérités de la pensée

 

Partout on contera le récit de mes aventures   chevaleresques

Partout on narrera les prophéties,  des peintures des fresques

Le monde s’affranchit et dresse les murs de la liberté

La longue harmonie, palmarès des armures de la témérité

 

L’éclat de ma splendeur illustre mon nom

Le tournoi des vainqueurs, auguste blason

Mon personnage prestigieux est le phare de mon immortalité

L’ermitage mystérieux du  départ de mon éternité

 

Je peux m’endormir sur les champs de mars, récompensé

Je peux m’assoupir sur les rangs,  en marge de la réalité

Je rejoins les dieux et façonne mon étoile portée

Refrain des cieux et résonne au métal utilisé

 

Je me soumets aux choix de la population sur son émancipation

Je me remets aux droits de la pacification sur son application

Dans la continuité du récital de mes actions

Depuis l’antiquité, à la  fatale raison

 

L’avenir ne détient pas tous les trésors

Prédire ne signifie pas voler le décor

Les clans dispersés sont les témoins vivant des exploits passés

Le sang reposé des siens, se propageant sur la voie des hostilités

 

Mes conquêtes sont des territoires gagnés

Mes requêtes sont de vouloir l’immensité

L’histoire est l’encre produite par les  bourreaux

Des cendres brûlées à la chambre favorite des héros

 

Des cicatrices aux sutures, mon espérance est la foi en la moralité

Des sévices  aux tortures, ma convalescence est  en moi, une panacée

Je suis le martyr de la prison ennemie

Le temps de guérir de la compétition assujettie

 

Ma pénitence sera de fouler une patrie annexée

Ma  résipiscence sera de marcher sur un pays intégré

L’expansion capturée dévoile un tribut pour la jeunesse

L’occupation menée sous le pâle écu de la richesse

 

Mon épée « Damoclès »   sera la conséquence d’une revanche calculée

Mes hauts faits sont l’excès en l’apparence des régences dirigées

Nous entraînons les combattants à cette éventualité

Nous formons des attaquants pour cette opportunité

 

Aucune paix ne peut être décrétée, l’armistice est le couard de la bataille

Aucune sérénité ne peut s’installer, la justice est le fuyard sous ma tenaille

La prochaine génération  forgera son destin  de sa propre main

Les rênes iront à la filiation, arpentera le chemin  sous l’ordre des fantassins

 

L’horizon rougit sur les collines maculées de parties arrachées

Cette vision est endurcie par l’hémoglobine versée  à l’anatomie découpée

 

Dans les cimetières, il n’y a pas d’ennemi

Au funéraire s’invite la nuit

A la pluie tombe les proches sacrifiés

A la nostalgie, catacombe de la loyauté

 

Qui est le coupable  de ce carnage écoulé

Qui est capable de ce ravage dénaturé

Les canonniers feront encore parler d’eux

Les bombardés seront mort, criblé par le feu

 

Tuer, vengera-t-il le deuil imposé des innocents aimés

Faucher, est-il louange de cercueils enterrés, bâtiments et mausolées

Le paysage est jonché de débris qui s’effondrent  sous l’impact des rafales

Les passages sont bouchés par des éboulis  qui inondent, font obstacle sous les  balles

 

Marche ou crève est dans le quotidien des soldats

Parle ou achève est ce qui maintient les combats

L’adversaire aura le même discours pour ses prisonniers et aux habitants

Nous sommes tous frères dans le même parcours, des troupiers aux résidents

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :